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Métaphysique de la transparence

Décidément  il semble que l’auteur de ce blog aie une affection bien particulière pour les titres racoleurs pseudo intellectuels, grand bien lui en fasse, elle révise par la même son vocabulaire, et ses cours de terminale.
Pourquoi parler à la troisième personne ? Merde, je sais que je te fais souvent la remarque, lecteur chéri, mais tu poses des questions toujours si perspicaces ! il est bon que je te fasse part de mon admiration (juste histoire de flatter ton ego et te garder un peu plus longtemps, avant que je ne sorte le billet qui te vexera irrémédiablement).

La troisième personne, c’est un peu la parabole de la vie d’une majorité d’entre nous. On se raconte à la troisième personne. Tu remarqueras que je n’ai pas dit « On SE LA raconte », bien que ça vaille aussi pour certains. Bien sûr, tu comprends que quand je te parle de se raconter, c’est bien sur à nos Facebook respectifs que je fais allusion, oui, mais pas que. Parce que, finalement ce n’est pas nouveau, sur ce site, on « partage », comme d’ailleurs sur d’autres du même type, j’entends Twitter, Foursquare et d’autres.

Mais que viennent faire troisième personne et transparence  dans cette affaire ?
– Ca va deux secondes, j’y viens ! Comme dirait l’autre « y’a pas l’feu aux flaques »

Toi, quand tu postes ton statut, ta chanson ou ton article, tu veux dire « Hey ! check ça c’est vraiment cool », ou « ça va t’intéresser, regarde/lis/écoute » ou encore « Hey ! regarde par ici, parce que ça/je le vaux bien ».
Si tu me réponds : « Quoi ? Pfff n’importe quoi, moi c’est pas DU TOUT pour ça que je poste des trucs sur Facebook ! »
– Dans ce cas, je te suggère d’ajouter ce gars en ami, vous pourriez vous entendre, et si ce n’est pas le cas, tu peux arrêter la lecture ici, et aller directement . Tu me raconteras comment c’était hein ?
Donc pour arriver au terme de cette petite remarque complètement subjective, quand je regarde mon fil d’actualité sur Facebook, je lis des noms, suivis de statuts, vidéos, articles, check-ins, etc. A ce moment là, ce n’est pas au milieu d’une foule bruyante que j’ai l’impression de me retrouver, mais bien en face d’un script de pièce de théâtre, où chaque intervention se précède du nom du personnage, une sorte de comédie humaine, où chacun m’apparaît à la troisième personne.

« Ouais, bien joli tes petites phases. Mais ta transparence, elle vient faire quoi là dedans ?
– Oh je sais pas, juste comme ça, dans la vraie vie pas numérique, tu te vois chopper un haut parleur pour balancer à la cantonade « HE LES GARS ! JSUIS AU BAR TRUC-MUCHE AVEC MES POTES » ? Tu t’imagines te balader avec une pancarte au dessus de la tête disant : « Alors moi j’aime : les livres, la musique cool de gens cool, les sites cool, les pancakes, Nouillorque, et tout et tout. » ?
Non, hein ? Mais pourtant, nous ne nous gênons pas pour le faire en ligne. Bien sûr selon qui tu es, tu en dévoiles plus ou moins sur toi et ta vie, mais tu en montres déjà bien plus que dans tes rapports en dehors de ces sites, a des personnes que souvent, tu connais bien moins que tu ne penses.
Oui parce qu’après tout, nous savons bien que sous couvert de donner l’impression de tout montrer, tout dire, on se montre bien ce qu’on a envie, hein ? On se construit un joli personnage, réel. Et si tu réponds que j’ai tord a cette question/affirmation, je te demanderais alors d’étaler publiquement tes travers en cliquant sur « like », dans toutes les pages de TOUTES les choses que tu aimes réellement. Tu sais celles dépotent sévère avec l’image de toi que tu voudrais donner 😛

Tu ne me détestes toujours pas ? oh il ne doit pas manquer grand chose ! Moi, en tout cas, je t’aime beaucoup. Véridique.

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Des douches froides en direct de la socio-météo

Et oui! Vous le savez comme moi, rien de mieux que la météo pour entamer une bonne conversation n’est-ce pas?
Justement ça tombe bien, j’allais vous parler du temps.
Ah je vois déjà vos mines réjouies : « génial elle nous pond un article sur la météo québécoise! Celle la on l’attendait! »
Oui je sais, que vous êtes impatient! Faut me comprendre, j’ai le clavier flemmard ces derniers temps.

Quoi de mieux, donc, qu’entamer cette démonstration socio-météorologique avec le temps d’aujourd’hui?
Ne me dites pas que vous vous en moquez, car s’il y a bien un truc qui peut arriver a tout le monde, c’est bien la météo.
Donc, il faut savoir qu’aujourd’hui, il y a eu de l’orage. Et, parce que je suis une immigrée Française qui a envahi depuis peu le Québec, mon premier réflexe a bien sûr été de vouloir partager cette exotique aventure avec mes 471 amis.
Ah tiens 469… 464…
Mais comment? Ça ne vous intéresse pas?
Enfin, je vous blackliste pas quand vous me pourrissez mon wall avec vos applis à la con, pardon, vos questionnaires psychologiques profonds et l’état de vos cultures agricoles.

D’accord, j’en viens au coeur du propos, car « clarté et concision font plus que 3 tomes de Tolkien ni que Marcel Proust ».
Comment? C’est pas ça qu’on dit?

Donc, parmi les joyeusetés, toutes plus bizarres les unes que les autres, qui font qu’un français à Montréal fait parfois beaucoup rire un Quebécois, figure cette incroyable propension à s’émerveiller devant un phénomène météorologique.
Ce que le québécois sait d’avance, c’est que le dit phénomène tapera méchamment sur les nerfs du dit gaulois au bout de deux ans au pays, voire même avant la fin de l’hiver s’il s’agit de la neige…

Ainsi, oui il va falloir s’attendre à une cascade de statuts Facebook, Twitter ou autres billets d’hiver, dignes d’une enfant de 6 ans au Parc Astérix.
Je vous décrirais comment ce matin là je me suis réveillée sous 4m de neige et comment j’ai fait le plus beau bonhomme blanc que même toi t’es pas capable de faire mieux.
Puis, surtout, tu sauras comment je ne suis vautrée comme une lourde au moment de descendre les escaliers, tête la première dans la poudreuse, les deux jambes qui dépassent de cette couette mega king size blanche…

Ma vie est trépidante, si si, même que je ne vous en donnerais même pas un morceau, et si tu dis que je suis radine, moi je te demanderais de me dire combien tu as donné à des oeuvres caritatives le mois dernier, car parfois, oui, c’est bon d’être de mauvaise foi.