on ne choisit pas d’être un con: on vit avec, c’est tout

Ah on la voit venir avec ses leçons de morale délirantes…
Oui, pour le coup, ce billet teinté de cynisme gratuit a pour seul objet de permettre a son auteur de se défouler.

Mais trêve d’égocentrisme, revenons à nos cons et ne voyez surtout rien de salace la dedans.
On part d’un postulat bête et simpliste: on nait con, par malchance ou mal-distribution génétique.
Là je laisserais nos généticiens me taper à grands coups de savate plus tard.

On nait con.
Après la question est de savoir: va-t’on s’en con-tenter, ou bien con-battre cet état de fait?
Pour ma part j’ai fait un choix : celui de n’être conne que dans l’intimité, c’est bien plus facile à gérer quand on est con qu’avec soi-même.

Passons ce schéma, car il en existe d’autres.

Le con-sacré, par exemple: c’est celui qui trouve un exutoire à sa connerie, en la balançant comme un adage, une rengaine à la gueule des pauvres con-passants.
Je pense là bien sûr à tous nos chers con-vaincus, religieux ou politico-sectaires, qui cherchent désespérément à nous faire entrer dans leur communautés, comme pour s’y sentir moins seul…
Ce genre de con là est d’ailleurs plus généralement un con-glomérat de cette espèce de gens.
Ici la connerie se nourrit du groupe, et grandit de façon proportionnelle et égale.
Si vous n’avez rien compris à ce paragraphe, relisez, et n’insinuez pas que c’est moi qui fais des phrases con-pliquées s’il-vous plaît.

Passons enfin au cas du con-cerné.
Celui-là est fourbe, et finalement, c’est celui qui nous emmerde le plus au quotidien.
C’est celui, ou celle, d’ailleurs, qui tout conscient du fait d’être un con ou une conne, si vous voulez, ne s’en soucie guère.
Ce con se fout royalement d’en être un, et au lieu de décider que peut-être il pourrait tenter de tromper son monde en passant pour moins con, il s’évertuera à afficher sa tare à tord et à travers.
Ce con là s’assume, il emmerde son monde et fait comme bon lui semble. Il traverse au rouge, il grille les feux à vélo, il s’énerve quand la file est trop longue. C’est aussi celle qui se vexe a la vue d’une congénère qui porte la même robe qu’elle, ou que lui, ça peut arriver aussi.

Vous vous demandez peut-être où va nous mener cette petite démo n’est-ce pas?

Souvent j’entends « quand je commence un truc j’aime bien qu’il y aie toujours une fin moi, j’aime pas bien le suspense ».
C’est tout à votre honneur.
En effet, que vaut une vie de surprises, en équilibre, dans l’incertitude et l’insécurité perpétuelle, quand on peut en choisir une lisse, prévisible, planifiée, au métronome?

Nous sommes tous cons c’est un fait, la questions est plutôt de savoir comment vivre au mieux avec cette tare spécifiquement humaine.

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4 réflexions sur “ on ne choisit pas d’être un con: on vit avec, c’est tout ”

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