Interlude, par un serpent unijambiste

Le boucher et l’alliée

Le boucher ayant bombardé tout l’été,

Se trouva bien dépourvu,

Lorsqu’un jour il s’aperçut,

Que les armes de destruction massives

Qu’il avait un jour rêvées

Etaient finalement bien fictives,

Comme tout le monde savait.

Pas une seule petite goupille,

Ni grenades, ni torpilles,

Mais des cadavres sur les brasle-nain-jpg

À n’en savoir que faire…

« Trouvons le coupable à cela »

Déclara l’américain téméraire.

Et la dictature tomba,

Mais de peur les soldats se terrèrent,

Car le peuple révolté

Pillait, hurlait et tuait.

Le boucher alla trouver son alliée,

pour tout sucre et miel lui demander,

« Juste un petit coup de main »,

Pour les aider sur le terrain,

Jusqu’à la fin de la querelle.

 » Je vous paierais, au nom du ciel,

Avant deux ou trois ans foi d’animal,

Grâce au commerce international. »

Mais l’alliée n’est pas préteuse,

C’est là son moindre défaut.

« Que faisiez-vous au temps chaud ?,

dit-elle à cette emprunteuse,

– nuit et jour à tout venant,

Je bombardais, ne vous en déplaise.

– Vous bombardiez ?, j’en suis fort aise,

Eh bien, réparez maintenant. »

Illustration par Gino Ladowitch

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